On a longtemps considéré le trajet comme un mal nécessaire — quelque chose à « optimiser » entre le départ et la destination. Le train renverse la logique : le paysage entre par la fenêtre, le temps s'étire, et les vacances commencent dès le quai.
Côté climat, le calcul est sans appel : à distance égale, un trajet en train émet en moyenne de dix à cinquante fois moins de CO₂ qu'en voiture individuelle ou en avion. Mais la meilleure raison de le choisir reste peut-être le plaisir. La preuve par cinq.
Le train de nuit Paris–Lourdes, porte des Pyrénées
S'endormir à Austerlitz, se réveiller face aux montagnes : l'Intercités de nuit vers Lourdes et Tarbes est la plus belle entrée en matière pyrénéenne. De la gare, cars et navettes montent vers Cauterets, Gavarnie ou le Tourmalet.
Notre conseil : réservez une cabine côté couloir de service pour le lever de soleil sur le piémont, et gardez la matinée d'arrivée pour le marché de Tarbes ou le château fort de Lourdes, avant de monter en vallée.
Paris–Granville, le « train des plages » normand
Ligne discrète et attachante, la Paris–Granville traverse le bocage normand jusqu'à la mer. À l'arrivée : la haute ville de Granville, les cabines de plage et, au large, les îles Chausey à marée basse — le plus grand archipel d'Europe à marée.
En chemin, arrêtez-vous à Villedieu-les-Poêles, cité du cuivre, ou à Vire pour son andouille : les petites gares sont les meilleures complices des détours gourmands.
La ligne de la côte basque, d'Hendaye à Bayonne
Peu de lignes régionales offrent un tel condensé : plages, falaises de flysch et villages basques défilent entre Hendaye et Bayonne. C'est aussi un outil de voyage redoutable — on marche un tronçon du sentier du littoral, on rentre en TER.
Combinez-la avec les bus littoraux pour rayonner toute une semaine sans voiture : Saint-Jean-de-Luz, Guéthary, Bidart et Biarritz s'égrènent comme des perles sur un même fil.
Et deux lignes pour la suite
Le TER Dax–Bayonne, qui frôle les pins et l'Adour, ouvre les Landes du sud et leurs pistes cyclables infinies — vélo accepté à bord. Et la ligne Toulouse–Auch, elle, pose les voyageurs aux portes du Gers, où tout, ensuite, se fait à pas lents.
Chaque destination ou expérience citée dans cet article est géolocalisée sur Explorissima : un clic sur le cœur, et votre prochain voyage en train prend forme dans votre carnet.



